quelles options, quelle loi
Une fois la crémation effectuée, les cendres sont recueillies dans une urne funéraire, choisie par la famille avant l’arrivée au crématorium. Le choix est libre et souvent symbolique. L’urne, de part sa couleur, sa forme ou son matériau peut représenter la mémoire du défunt et devenir un élément central pour les familles dans le processus de deuil.
Au crématorium du Père Lachaise, nous accompagnons les familles pour leur permettre de comprendre les options possibles et le cadre légal de la destination des cendres. La loi encadre en effet leur conservation afin de respecter le défunt et l’espace public.
Les solutions de destination des cendres après la crémation
À l’issue de la crémation, plusieurs options légales s’offrent à vous pour la destination des cendres du défunt. Le choix dépend à la fois des volontés exprimées, des traditions familiales et du besoin de recueillement des proches. Le crématorium du Père Lachaise vous accompagne dans cette décision en vous présentant les principales possibilités.
1. L’inhumation de l’urne en columbarium
Le Columbarium du Père Lachaise est un espace spécialement aménagé au sein du cimetière, composé de « cases » destinées à accueillir les urnes funéraires. Il encadre le crématorium tant en extérieur qu’en sous-sol. Les cases sont refermées par des plaques de granit permettant d’identifier le défunt.
A noter :
- Conservation des cendres dans un lieu dédié, sécurisé et entretenu.
- Possibilité pour les proches de se recueillir facilement, pendant les horaires d’ouverture du cimetière.
- On peut acquérir différentes durées de concession, comme pour une concession.
2. L’inhumation de l’urne en sépulture
L’urne peut être inhumée dans une tombe existante (caveau familial) ou dans un cavurne, qui est un petit caveau.
A noter :
- Regroupement familial dans un même lieu de mémoire.
- Pérennité du lieu.
- Possibilité d’ériger un monument ou une stèle.
- Accessibilité pour tous.
Conseil : l’urne peut aussi être scellée sur une sépulture. Dans ce cas, il faudra choisir une urne dont le matériau résiste aux intempéries.
3. La dispersion des cendres dans un jardin du souvenir
Les jardins du souvenir sont des espaces végétalisés dans les cimetières. Le cimetière du Père Lachaise dispose de son jardin du souvenir et l’équipe du crématorium est habilitée pour y organiser les dispersions des cendres. Un court moment de recueillement pourra être organisé.
A noter :
- Solution simple et généralement moins coûteuse.
- Cadre naturel.
- Absence d’entretien à prévoir.
Mais… nous attirons votre attention sur l’absence de lieu de recueillement individualisé.
4. La dispersion des cendres en pleine nature
La législation française autorise la dispersion des cendres en pleine nature, c’est-à-dire dans des espaces naturels non aménagés. En revanche, cette pratique est strictement interdite à proximité des habitations ainsi que dans les lieux publics tels que les champs cultivés, les jardins publics, les voies fluviales ou les cours d’eau considérés comme des voies publiques.
A noter :
- Cela revêt un geste symbolique fort, souvent en lien avec un lieu cher au défunt.
- Attention, il est interdit de disperser des cendres sur la voie publique.
- Il faudra déclarer le lieu de dispersion en mairie du lieu de naissance du défunt.
Conseil : afin de vous souvenir précisément du lieu de dispersion, vous pouvez noter les coordonnées GPS et/ou planter un arbre ou un rosier.
Informations pratiques
Pourquoi les cendres ne peuvent-elles pas être conservées à domicile ?
La législation française, issue de la loi du 19 décembre 2008, encadre strictement la destination des cendres après crémation. Elle interdit notamment la conservation d’une urne funéraire au domicile des particuliers.
Cette disposition vise avant tout à garantir le respect dû au défunt, en assimilant juridiquement les cendres à la personne elle-même. Leur conservation dans un cadre dédié (cimetière, site cinéraire ou espace naturel autorisé) permet d’éviter tout risque de dégradation, de perte ou de traitement inapproprié.
Au-delà de l’aspect réglementaire, ce cadre répond également à une dimension humaine. La présence durable de l’urne au domicile peut rendre plus difficile l’engagement du processus de deuil et la nécessaire étape de séparation.
Toutefois, une conservation temporaire est possible. L’urne peut être gardée pendant le temps nécessaire à la réflexion et à l’organisation de sa destination finale. Le crématorium peut également assurer sa conservation pendant une durée maximale d’un an, afin de permettre aux familles de prendre leur décision dans des conditions sereines.
Peut-on partager les cendres entre plusieurs proches ?
La réglementation française interdit la division des cendres. Celles-ci doivent être conservées dans leur intégralité au sein d’une même urne ou faire l’objet d’une destination unique.
Ce principe repose sur le respect de l’intégrité du défunt, les cendres étant considérées comme un prolongement de la personne. Il vise également à prévenir d’éventuels conflits familiaux liés à la répartition ou à la conservation des cendres. Ainsi, quelle que soit l’option choisie (inhumation, dépôt en columbarium, dispersion), celle-ci doit concerner l’ensemble des cendres.